Le FN n'est jamais du côté des salariés

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Pour nombre d'ouvriers et de précaires, Marine Le Pen est celle qui les entend le mieux. Mais dans les faits – les déclarations de ses dirigeants, leurs votes, leurs décisions, et même leur programme –, le Front national ne défend pas les intérêts des salariés. Démonstration en trois points.

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Un grand, un immense sourire. En se rendant à l’improviste aux côtés des salariés de Whirlpool en grève à Amiens, mercredi 26 avril, Marine Le Pen ne cachait pas sa joie devant le coup de com’ qu’elle s’est offert aux dépens d’Emmanuel Macron. Elle s’est prêtée de très bonne grâce aux selfies réclamés par les salariés dont l’usine fermera l’an prochain, ravis de cette rencontre inopinée. En une visite éclair de 20 minutes, et en s’évitant toute discussion de fond, la candidate du Front national a consolidé son image de responsable politique à l’écoute des ouvriers et soucieuse de protéger les Français les plus fragiles des méfaits d’une mondialisation malheureuse.