Nouvelle-Calédonie: une question et beaucoup d’interrogations

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Au terme de longues discussions, le comité des signataires de l’accord de Nouméa, qui s’est réuni le 27 mars à Matignon, a trouvé un consensus autour de la question qui sera posée le 4 novembre, lors du référendum d’autodétermination. À sept mois du scrutin, les négociations entre indépendantistes et loyalistes sont loin d’être achevées.

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C’est presque devenu une tradition rue de Varenne. En 1988, lorsqu’il réunit le leader indépendantiste Jean-Marie Tjibaou et le député loyaliste Jacques Lafleur, pour discuter de ce qui deviendra les accords de Matignon-Oudinot, Michel Rocard prévient : personne ne sortira de là avant la fin de la négociation. Mardi 27 mars, Édouard Philippe a lui aussi pris son temps. Les enjeux du XVIIe comité des signataires de l’accord de Nouméa, chargé depuis 1998 d’assurer le suivi du processus décolonial en Nouvelle-Calédonie, étaient certes sans commune mesure avec la rencontre historique qui s’était tenue ici même il y a trente ans. Mais ils n’en demeuraient pas moins de taille.