Aide aux migrants: les «7 de Briançon» jugés en appel à Grenoble

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Jeudi 27 mai, sept militants étaient jugés en appel à Grenoble pour avoir facilité « l’aide à l’entrée de personnes en situation irrégulière » lors d’une marche organisée à la frontière franco-italienne pour protester contre une action des identitaires en 2018. « Quand tu pars en manif, tu ne vérifies pas s’il y a des étrangers. » L’avocat général a requis de la prison avec sursis.

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Que de temps, d’énergie et d’argent « perdus », résume Lisa, 24 ans, charpentière et étudiante, à la barre de la cour d’appel de Grenoble. Jeudi 27 mai, elle faisait partie des sept militants solidaires des exilés, surnommés les « 7 de Briançon », jugés pour avoir facilité « l’aide à l’entrée de personnes en situation irrégulière » lors d’une marche rassemblant environ deux cents personnes entre Clavière (Italie) et Briançon (Hautes-Alpes), le 22 avril 2018, en réponse à une action anti-migrants organisée la veille par le mouvement d’extrême droite Génération identitaire.