1968: sous les pelouses, la plage?

Par Mickaël Correia

Dans la morne France gaullienne, le football féminin est irrémédiablement relégué sur le banc de touche. Mais dans les pas du féminisme post-68, cela va changer, un peu. Et comme pour l’histoire masculine du foot français, c’est de Reims que tout est parti.

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Nous sommes en 1965, et le secrétaire général de la Fédération française de football (FFF) Pierre Delaunay résume d'une déclaration le point de vue institutionnel français à propos des femmes désireuses de taper dans le ballon rond : « Il est hors de notre pensée d’admettre qu’elles puissent vraiment pratiquer [le foot]. […] Une fois encore, le football ne s’adresse, à notre sens, qu’à la gent masculine. »