Caisse des dépôts et Cour des comptes: au risque d’une mauvaise «réputation»

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Le scandale des indemnités des parlementaires membres de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts rebondit. Dans un rapport secret, la Cour des comptes dénonçait l’été dernier ces jetons de présence, pointant un « risque de réputation ». À l’exception d’un sénateur, les bénéficiaires ont fait la sourde oreille, y compris des hauts fonctionnaires du Conseil d’État et… de la Cour des comptes !

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Si presque tous les parlementaires qui siègent à la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) barbotent dans l’illégalité en empochant des indemnités auxquelles ils n’ont pas droit (notre enquête ici), il en est un qui fait exception et qui sauve l’honneur de l’instance de supervision de l’institution financière. Il s’agit du sénateur (PS) de la Loire Maurice Vincent qui, depuis l’été dernier, a renoncé sans en faire la moindre publicité à percevoir ces indemnités illégales. La décision qu’il a prise éclaire, en creux, le (dys)fonctionnement ahurissant de cette institution, ainsi que le comportement assez peu soucieux de l’éthique de certains de ses membres, dont deux magistrats de la Cour des comptes et un membre du Conseil d’État.