Mobilisation climat: et le monde découvrit les «gazeuses» françaises

Des images de CRS aspergeant de gaz lacrymogène des militants écologistes à Paris, le 28 juin 2019, ont fait le tour du monde. Des pratiques qui pourraient contrevenir aux règles d’usage de ces gaz et donner lieu à enquête administrative. Pour Amnesty, il s’agit d’un « cas d’usage excessif et arbitraire de la force ».

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Quelques dizaines de manifestants sont assis sur la chaussée, la plupart vêtus de shorts et coiffés de chapeaux de paille. Ils brandissent une banderole « Act now » (« Agissons/Agissez maintenant ») frappée du logo en forme de sablier d’Extinction Rebellion, ce mouvement écologiste international qui pratique la désobéissance civile. Ce vendredi 28 juin au matin, ils ont entrepris d’occuper le pont Sully, à Paris, dans l’espoir de bloquer la circulation et provoquer une paralysie monstre de la ville, comme à Londres en avril dernier. Mais l’opération tourne court : ils sont délogés en quelques heures.