Réquisitoire sévère au procès des trafics de l'hôtel Drouot

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Des peines de prison et des amendes importantes ont été réclamées jeudi 31 mars contre les anciens cols rouges de l’hôtel des ventes parisien et contre cinq commissaires-priseurs.

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Oublié, le folklore des Savoyards. Balayée, la légende des cols rouges de Drouot. Dans un réquisitoire tranchant comme une lame, ce jeudi 31 mars au tribunal correctionnel de Paris, la procureure Laura Tobelem dissèque froidement le dossier des trafics à l’hôtel des ventes de Drouot. « L’excuse tant de fois répétée ici du “j’ai toujours vu faire comme cela”, celle d’un monde particulier, avec des codes spécifiques, ne tient pas », commence la jeune magistrate. Une cinquantaine de prévenus se tasse un peu sur les bancs de la salle des criées. « Ce n’est pas un manque de réflexion, mais des actes conscients, répétés et choisis que vous aurez à juger. Vous aurez à quitter ce monde particulier », prévient la procureure, à l’attention des trois juges du tribunal correctionnel.