L’affaire du Bikini de Reims : un astroturfing du FN, les médias à la rue

Par

Reputatio Lab – le laboratoire des crises, de la réputation et des phénomènes d’emballement – décortique la manière dont cette « affaire » a enflammé les réseaux sociaux, les 25 et 26 juillet, et comment une simple altercation entre filles a reçu une couverture nationale, récupérée par l’extrême droite.

Cet article est en accès libre. L’information nous protège ! Je m’abonne

Au départ, rien à signaler ou pas grand-chose. Dans un parc de Reims, un groupe de jeunes filles bronzent en short et maillot de bain. D’autres s’approchent. L’une d’elles, grognon, lance : « Allez vous rhabiller, c’est pas l’été ! » et se fait rembarrer : « C’est sûr qu’avec ton physique de camionneur… » Une bagarre s’ensuit. Il aura fallu un journal régional, L’Union, pour allumer la mèche en évoquant un incident provoqué avec des « relents de police religieuse »… islamiste bien sûr. Très vite, la principale mise en cause dément, mais c'est trop tard.

Reputatio Lab a minutieusement analysé la manière dont la machine s’est emballée, comment le site identitaire Français de souche, puis Humour de gauche s’y sont engouffrés, bientôt suivis sur Twitter par des journalistes, l'avocat Me Gilbert Collard, BFMTV, Florian Philippot, SOS Racisme, Anne Sinclair (dont le tweet a été effacé) et nombre de militants d’extrême droite qui pratiquent l’« astroturfing ». Cette pratique consiste à faire croire à un « effet de foule » là où seules quelques centaines de personnes s'expriment. L’histoire d’une jeune fille « tabassée » car portant un bikini aura ainsi vécu durant deux jours.

À lire sur Reputatio Lab 

 

Pas de mobilisation sans confiance
Pas de confiance sans vérité
Soutenez-nous