Dossier L’argent libyen de Sarkozy

Financements libyens: Claude Guéant préfère désormais se taire face aux juges

France

Le 11 septembre, Claude Guéant a prononcé cinquante et une fois la même phrase face aux questions des juges de l’affaire libyenne : « J’exerce mon droit au silence. » L’ancien bras droit de Nicolas Sarkozy, cerné par les dernières découvertes de l’enquête, apparaît de fait de plus en plus affaibli dans sa défense.

Saïf al-Islam Kadhafi: «Comment l’argent libyen est venu à Sarkozy»

International

Mediapart a eu accès à l’intégralité du témoignage transmis par Saïf al-Islam Kadhafi aux juges. Tout en confirmant les versements, le fils du défunt Guide libyen relie les financements de Sarkozy en 2007 à sa promesse d’une révision du procès d’Abdallah Senoussi dans l’attentat en 1989 contre le DC10 d’UTA.

Blanchir Senoussi: les policiers obtiennent une nouvelle preuve accablante

France

Les archives de l’Élysée ont parlé. Les enquêteurs ont obtenu la trace d’une visite le 16 mai 2009 de Ziad Takieddine à la présidence de la République, pour un rendez-vous avec Claude Guéant. Son objet : « mettre de côté le mandat d’arrêt » visant le Libyen Abdallah Senoussi, principal condamné dans le dossier du DC 10 d'UTA.

Woerth aux juges: «Vous vous dites qu’il y a eu beaucoup d’argent liquide»

France

L’ancien ministre Éric Woerth, aujourd’hui président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, a tenté de déminer devant les juges les accusations judiciaires qui le visent dans l’affaire des financements libyens. Il a expliqué avoir reçu des dons anonymes et en espèces sous enveloppes, mais ses explications, confuses, ont fragilisé sa défense, selon le compte-rendu de son audition.

DC-10: le plan secret du clan Sarkozy pour blanchir le cerveau de l'attentat

International

Selon de nouveaux documents réunis par un élu de Tripoli, Thierry Herzog, l’ami et avocat de Nicolas Sarkozy, a offert, en novembre 2005, de faire annuler le mandat d’arrêt et la condamnation visant Abdallah Senoussi, le beau-frère de Kadhafi condamné à perpétuité pour l’attentat contre le DC-10 d’UTA en 1989. Il a été conduit à Tripoli par Me Francis Szpiner, l’avocat des victimes de l’attentat.

Attentat du DC-10 d’UTA: les nouveaux documents qui accablent Senoussi

International

Détenu en Libye, Abdallah Senoussi a été le cerveau de l’attentat contre le DC-10 d’UTA qui a fait 170 morts, en septembre 1989. Le nom du beau-frère de Kadhafi, alors numéro deux de l’Office de la sécurité extérieure, ainsi que ceux de plusieurs agents libyens, figurent dans les rapports inédits sur les préparatifs de l’opération. Ces éléments pourraient faire rouvrir l’enquête.

«Les peuples libyen et français doivent connaître toute la vérité»

International

Samir Shegwara est l’homme qui fait parler les archives les plus secrètes du régime Kadhafi sur l’affaire de l’attentat contre le DC-10 de la compagnie UTA. Aujourd’hui conseiller municipal de Hay al-Andalus, un quartier de Tripoli, il a eu accès avec un groupe de révolutionnaires libyens à une exceptionnelle documentation qui a échappé à la guerre et aux bombardements de 2011.

Claude Guéant est au cœur du «pacte de corruption» avec Kadhafi, selon les juges

France

Les juges ont annoncé le 5 juin à Claude Guéant qu’ils envisageaient d’alourdir sa mise en examen dans l’affaire des financements libyens, avec six nouveaux chefs de mise en cause, dont « corruption » et « complicité de financement illicite de campagne électorale ». L’ancien ministre de l’intérieur a de plus été confronté à de nouvelles preuves dans l’achat d’un appartement grâce à Alexandre Djouhri.

Affaire des financements libyens: Eric Woerth est mis en examen à son tour

France

L’actuel président de la commission des finances de l’Assemblée, Éric Woerth (LR), a été mis en examen, le 29 mai, pour « complicité de financement illicite de campagne électorale » dans l’affaire des financements libyens de Nicolas Sarkozy. Il lui est reproché, en tant qu’ancien trésorier de la campagne présidentielle de 2007, d’avoir dissimulé dans les comptes l’arrivée massive d’espèces.

Sarkozy financé par Kadhafi? «C’est vrai», affirme Bachir Saleh pour la première fois

International

Dans un Cash Investigation sur l’affaire libyenne, diffusé mardi 22 mai, l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi devient un témoin à charge contre Nicolas Sarkozy. Il confirme les versements opérés par l’ex-chef du renseignement Abdallah Senoussi et évalue à 350 millions d’euros la caisse noire des financements politiques libyens, tous pays confondus. Extraits.

Argent libyen, Cécilia Sarkozy, la guerre: les vérités de l’interprète de Kadhafi

International

Diplomate et interprète personnel de Kadhafi pendant vingt-cinq ans, Moftah Missouri revient dans un long entretien à Mediapart sur la relation entre Nicolas Sarkozy et le dirigeant libyen mort en 2011. Premier tête-à-tête enregistré, versements d’argent, infirmières bulgares, document révélé par Mediapart, la visite de 2007, la guerre… : il dit tout.

L’affaire Sarkozy, ou la mise en examen d’un régime

France

L’enjeu de l’affaire Sarkozy n’est pas seulement judiciaire, il est aussi symbolique. En nous invitant à substituer les signes de l’impuissance à la toute-puissance de l’État, c’est le mélodrame d’une fin de partie qui se joue. Le sujet est l’État lui-même, son dépérissement, sa corruption, son dessaisissement.

Nicolas Sarkozy a bien servi les intérêts de Kadhafi. Voici les preuves

France

Contrairement à ce qu’il a affirmé devant les juges puis dans les médias, Nicolas Sarkozy, actuellement mis en examen pour corruption dans l’affaire des financements libyens, a objectivement servi les intérêts du régime de Kadhafi entre 2005 et 2011. La preuve en cinq actes.

Affaire libyenne: les derniers développements

Corruption

Quels sont les liens entre Djouhri et Guéant ? Djouhri va-t-il être remis à la France ? Hortefeux est-il le talon d'Achille de Sarkozy ? Sarkozy a-t-il servi les intérêts de Kadhafi ? Les éclairages de Fabrice Arfi.

Argent libyen: Brice Hortefeux s’est montré fragile devant la police

France

Entendu le 20 mars sous le statut de « suspect libre », l’ancien ministre de l’intérieur s’est retrouvé confronté par les enquêteurs de l’Office anticorruption de la police judiciaire à des éléments circonstanciés qui ont fragilisé sa défense, selon le compte-rendu de ses auditions. Quitte à contredire Nicolas Sarkozy.

Le n°2 du Quai d’Orsay a invité Djouhri à la réception de Macron à Alger

France

Le secrétaire général du Quai d’Orsay, Maurice Gourdault-Montagne, a téléphoné à l’ambassadeur de France à Alger pour faire inviter l’intermédiaire recherché par la justice à la réception donnée par Emmanuel Macron, le 6 décembre 2017.