Notre dossier : l'affaire des sondages de l'Elysée

L’Elysée de Nicolas Sarkozy a déboursé des millions d’euros en sondages et conseils auprès de Patrick Buisson et Pierre Giacometti, conseillers de l’ombre du président. Une enquête pour « favoritisme » et « détournement de fonds publics » vise aujourd'hui ces contrats mirobolants, attribués sans l’embryon d’une mise en concurrence. Si l'ancien chef d'Etat est protégé par son immunité, son équipe de l'époque a été, pour partie, mise en examen.

Comment Patrick Buisson s’enrichissait dans l’ombre de Sarkozy

Par

Dans l’affaire des sondages de l’Élysée, les dernières investigations révèlent que Patrick Buisson, l’ex-conseiller « opinion » du président Sarkozy, a facturé quantité de sondages à l’UMP et profité des campagnes de son mentor pour jouer « l’apporteur d’affaires » et se faire grassement rémunérer. L’association Anticor vient de demander la convocation de Nicolas Sarkozy comme témoin.

Affaire des sondages: Guéant mis en examen pour «complicité de favoritisme»

Par

Après Emmanuelle Mignon, c'est au tour de Claude Guéant d'être mis en examen dans l'affaire des sondages de l'Élysée. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, dont il a été le secrétaire général de l'Élysée, le « Château » a dépensé 7,5 millions d'euros en conseils et sondages auprès de Patrick Buisson ou du cabinet GiacomettiPeron, sans passer le moindre appel d'offres.

Affaire des sondages: Emmanuelle Mignon mise en examen pour favoritisme

Par

Après notamment Patrick Buisson et Pierre Giacometti, c'est au tour d'Emmanuelle Mignon, ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, d'être mise en examen pour favoritisme dans l’« affaire des sondages de l'Élysée ».

Affaire des sondages: le système Sarkozy cerné par les juges

Par
Patrick Buisson et Emmanuelle Mignon pendant la campagne de 2012 © Reuters Patrick Buisson et Emmanuelle Mignon pendant la campagne de 2012 © Reuters

L'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, Pierre Giacometti, a été mis en examen ce mardi pour « recel de favoritisme » dans « l’affaire des sondages ». Mediapart décortique par le menu comment l’Élysée a pu lâcher 7,5 millions d’euros de fonds publics en cinq ans, également au profit de Patrick Buisson. Sur les PV auxquels nous avons eu accès, Claude Guéant et Emmanuelle Mignon se renvoient la responsabilité.

Quand Pierre Giacometti, conseiller à l'Elysée, enfilait sa casquette de lobbyiste

Par

En même temps qu'il conseillait le président Sarkozy, Pierre Giacometti mettait son entregent au service d'entreprises privées. Pour qu'un client décroche un contrat à Abidjan, le communicant a mobilisé le conseiller « Afrique » de l'Élysée, d'après des mails consultés par Mediapart. Un troublant mélange des genres.

Enregistrements Buisson : un sondage sur DSK au cœur de l'enquête

Par et

Mediapart a récupéré des enregistrements clandestins de Patrick Buisson. Ces bandes sont  entre les mains de la justice. Des extraits montrent comment l'Élysée de Nicolas Sarkozy a payé des sondages sans le moindre rapport avec la fonction présidentielle.

Sondages de l'Elysée : le juge va enquêter sur la disparition d'archives de Sarkozy

Par

Le juge d'instruction Serge Tournaire est déjà saisi pour des soupçons de « favoritisme » et « détournements de fonds publics ». Selon nos informations, le parquet national financier vient d'élargir le champ de ses investigations.

Sondages de l'Elysée: un haut magistrat réclame un juge d'instruction

Par

Trois ans après le premier dépôt de plainte, un juge d'instruction pourrait bientôt s'emparer de l'affaire des sondages de l'Élysée, qui menace Patrick Buisson.

(3/3) Jusqu'au bout, l'Elysée aura couvert ses affaires avec Patrick Buisson

L'affaire des sondages de l'Élysée n'est sans doute pas terminée, malgré l'obstination du pouvoir à l'enterrer. Les activités fructueuses du conseiller Patrick Buisson, dont la société Publifact a commandé une multitude de sondages, restent opaques : l'Élysée refuse de rendre les documents publics, malgré l'injonction du tribunal administratif. Mais de nouvelles procédures sont envisagées.

(2/3) Opposition, vie privée : Sarkozy a sondé à tout-va aux frais du contribuable

Sur le budget de l'Elysée, donc sur les deniers du contribuable, Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse de commander des études d'opinion n'ayant aucun rapport avec la conduite de la Nation. Particulièrement sur l’opposition et sur sa vie privée. Deuxième volet de notre enquête sur les sondages de l'Elysée.

(1/3) Des documents inédits révèlent l’ivresse sondagière de Sarkozy

La justice vient de contraindre l'Elysée à faire la transparence sur ses sondages, commandés entre 2007 et 2009. En exclusivité, Mediapart a épluché une bonne partie de ces études et dévoile des documents jusque-là inédits. Ils montrent à quel point le président sortant a gouverné le nez au vent de l’opinion. Au gré du « niveau d'adhésion » accordés par les sondés.

L'Elysée sommé de dévoiler ses commandes de sondages

Dans un jugement que révèle Mediapart, le tribunal administratif de Paris enjoint à l'Elysée de communiquer toute une masse de documents concernant ses sondages. Raymond Avrillier, militant écologiste, en avait demandé copie en 2009, au nom du droit d'accès aux documents administratifs.

Sondages de l'Elysée: la cour d'appel enterre le scandale

Aucun juge d'instruction ne peut enquêter sur l'affaire des sondages de l'Elysée. C'est ce qu'a tranché la cour d'appel de Paris. Elle estime qu'Emmanuelle Mignon, ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy et signataire du contrat, est protégée par l'immunité présidentielle. De facto, Patrick Buisson, bénéficiaire du contrat, l'est aussi.

Le document qui enterre l'affaire des sondages de l'Elysée

Des études d'opinion commandées en dépit des procédures? Et alors? Le parquet de Paris vient de décider que l'immunité présidentielle protégeait également les collaborateurs du président et les bénéficiaires des contrats, en l'occurrence Patrick Buisson, conseiller ès sondages de Nicolas Sarkozy. Affaire classée.

L'Elysée et ses sondages échappent à une commission d'enquête

Par
Mercredi 20 janvier, la commission des finances de l'Assemblée examinait la demande socialiste de création d'une commission d'enquête sur les sondages financés par l'exécutif. Les députés UMP en ont profité pour sortir l'Elysée du champ d'investigation, par un amendement. Le PS a dénoncé un «viol» des droits de l'opposition. Mais ne renonce toujours pas à sa requête.

En refusant d'enquêter sur les sondages de l'Elysée, l'UMP enterre la «modernisation» du Parlement

Par
Cette fois, ça y est: la commission d'enquête sur les sondages financés par l'Elysée est écartée par l'UMP. Jeudi 26 novembre, Bernard Accoyer l'a déclarée irrecevable. L'histoire pourrait cependant rebondir lundi, le PS prévoyant de déposer une nouvelle demande, visant cette fois «les études d'opinion financées par des crédits publics votés par le Parlement». De toute façon, le président de l'Assemblée vient de signer jeudi l'acte de décès de toute la prétendue «modernisation» du Parlement. Analyse.

Sondages de l'Elysée: les députés du Président se surpassent pour enterrer la commission d'enquête

Par
Dans l'affaire des sondages de l'Elysée, la commission des lois de l'Assemblée a déclaré, mardi 17 novembre, la demande socialiste de commission d'enquête «contraire à la Constitution». A la sortie, les députés PS ont dénoncé un «coup de force» de l'UMP et des conditions de vote dignes d'une «voyoucratie».

Sondages de l'Elysée: Bernard Accoyer, vrai-faux rebelle, exaspère l'UMP

Par
Contre toute attente, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), n'a pas déclaré irrecevable la demande socialiste de création d'une commission d'enquête sur l'affaire des sondages de l'Elysée. Dans un sursaut d'indépendance, il a choisi – pour l'instant – de ne pas suivre les recommandations du gouvernement. Ce contretemps, toutefois, n'empêchera pas la majorité d'enterrer l'affaire, dans les semaines qui viennent. Jean-François Copé s'en fait un devoir.

Sondages de l'Elysée: le gouvernement vole au secours de Sarkozy

Par

Alors que les députés socialistes réclamaient une commission d'enquête, le gouvernement vient de leur opposer un quasi-veto: la ministre de la justice a prié le président de l'Assemblée nationale de déclarer la requête irrecevable, jugeant qu'elle contrevenait au principe de séparation des pouvoirs exécutif et législatif. Jean-Marc Ayrault, le patron des députés PS, demande à ce dernier, Bernard Accoyer (UMP), de passer outre et de refuser toute «intrusion dans les pouvoirs de Parlement».

Sondages de l'Elysée: 5 millions d'euros et le PS sur la piste de manipulations

Par
Jeudi 5 octobre 2009, la commission des finances de l'Assemblée a rendu publique la liste des quelque 200 sondages payés par l'Elysée, dont le financement a fait bondir la Cour des comptes. Un catalogue «à la Prévert» que les socialistes ont tenté de faire parler.

Comment le PS peut relancer l'affaire des sondages de l'Elysée

Par
L'affaire des sondages commandités par l'Elysée, révélée par la Cour des Comptes, risque de s'enliser au creux de l'été. Les députés socialistes, pourtant, ont le pouvoir de la relancer. La veille de leur départ en vacances, vendredi 24 juillet, ils ont ainsi posé des jalons, pour une éventuelle commission d'enquête à la rentrée. Rien n'indique, cependant, qu'ils iront jusqu'à la créer. D'autres moyens, plus directs, s'offrent à eux: c'est en effet un élu PS, Jean Launay, qui contrôle pour l'assemblée le volet «pouvoirs publics» du budget (dont celui de l'Elysée)... Ses pouvoirs sont importants sur le papier: la loi lui donne notamment le droit de procéder à des «investigations sur pièces et sur place»... Alors, ding-dong à l'Elysée?

Sondages: l'Elysée lance un appel d'offres pour régulariser sa situation

Par
L'entête de l'appel d'offre lancé par l'Elysée L'entête de l'appel d'offre lancé par l'Elysée

Sous la pression de la Cour des comptes, l'Elysée régularise son système de commandes de sondages. Jeudi 15 octobre, la présidence s'est décidée à passer un appel d'offres en bonne et due forme, que Mediapart a déniché. En juillet, la juridiction financière avait dénoncé le contrat «exorbitant» passé entre l'Elysée et Patrick Buisson (un proche de Nicolas Sarkozy), sans aucune mise en concurrence préalable.

La Cour des Comptes stigmatise le sondeur «fantôme» de l'Elysée

Par
1,5 million d'euros ! Dans son rapport sur la gestion du budget de l'Elysée, rendu public jeudi 16 juillet, la Cour des Comptes pointe l'existence d'un étrange contrat. Il a été signé le 1er juin 2007, entre la présidence de la République et un cabinet d'études, chargé de fournir sondages privés et conseils stratégiques. En 2008, ce dernier a facturé à l'Elysée des prestations dont l'opportunité laissait à désirer. Très peu d'éléments permettaient «d'attester la réalité du service fait», écrit la Cour, qui dénonce des «errements». Sans toutefois livrer le nom de la société intéressée. D'après nos informations, ce cabinet «fantôme» ne serait autre que Publifact, entreprise pilotée en 2008 par Patrick Buisson, stratège de l'ombre du chef de l'Etat et ancien directeur de Minute. Montant du contrat passé l'an dernier avec l'Elysée: 1,5 million d'euros.