Nouvelle-Calédonie: de l’urne brisée au vote espéré

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À trois jours du référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, retour sur les lieux et l’histoire de la photo la plus emblématique de la lutte kanak quand en 1984, l’indépendantiste Éloi Machoro brisa à coups de hache l’urne symbole de la tutelle française.

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Nouvelle-Calédonie, envoyé spécial.– « Je ne pense pas qu’il y aura d’urne brisée cette fois-ci », sourit l’indépendantiste Gilbert Tyuienon, maire de Canala et ministre du gouvernement de Nouvelle-Calédonie. Dans son bureau au toit enfoncé « depuis le dernier cyclone » et sous le regard d’un portrait de Jean-Marie Tjibaou, le leader du FLNKS assassiné en 1989, le fringant sexagénaire mesure le chemin parcouru, depuis le « boycott actif » du vote organisé en 1984 pour octroyer un nouveau statut à la Nouvelle-Calédonie, jusqu’au « oui massif », espéré par la majorité des Kanak, pour le référendum d’autodétermination du 4 novembre prochain.