La mort de Ben Laden, un symbole de l'échec de l'islam politique

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Spécialiste de l'islam radical, Olivier Roy annonçait déjà la fin de l'islam politique au début des années 1990. Redistribution des cartes au Moyen-Orient, essor relatif des salafismes, questionnement du rôle à venir du Hamas ou du Hezbollah... Où comment la disparition de Ben Laden et le mouvement démocratique arabe consacrent «la fin de l’exceptionnalisme arabo-musulman». Entretien.

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Spécialiste de l’islam radical, Olivier Roy annonçait déjà la fin de l’islam politique au début des années 1990. Auteur de nombreux ouvrages traduits en plus de dix langues, directeur du Programme méditerranéen à l'Institut universitaire européen de Florence, Olivier Roy estime aujourd'hui que le mouvement démocratique arabe né au Maghreb entraîne une redéfinition de l'ensemble du cadre géostratégique au Moyen-Orient. Ou, pour le dire autrement, comment la disparition, non seulement physique, mais surtout idéologique de Ben Laden consacre «la fin de l’exceptionnalisme arabo-musulman». Entretien.