La Grèce au temps de Syriza

A Bruxelles, les créanciers reprochent à Athènes de « jouer la montre »

Athènes a renouvelé son équipe de négociateurs à Bruxelles, un geste bien accueilli par les créanciers. Mais un accord d'ici au 11 mai, date du prochain Eurogroupe, reste incertain. Autour de la table, des désaccords entre le FMI, qui durcit sa position, et la commission européenne commencent à apparaître.

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De notre envoyé spécial à Bruxelles.- « Il faut maintenant rentrer dans le concret des choses. Pour l'instant, je ne vois que des réunions qui sont annulées, ou d'autres qui servent à peu de choses. » L'agacement de ce responsable européen de premier plan, qui suit de près les négociations avec Athènes, reflète assez bien l'état d'esprit qui règne dans la capitale belge. Plus de deux mois après l'accord intervenu à l'Eurogroupe du 20 février, rien n'est réglé. Les Grecs n'ont toujours pas obtenu le déblocage de la dernière tranche d'aide – 7,2 milliards d'euros – dans le cadre du deuxième méga-prêt qui avait été consenti au pays, pour éviter la banqueroute.
Aucun sommet « de la dernière chance » n'est prévu cette semaine à Bruxelles. Il faudra patienter jusqu'à l'Eurogroupe du 11 mai, à la veille d'une échéance financière majeure pour la Grèce (Athènes doit rembourser, le 12 mai, 763 millions d'euros au FMI), pour une énième poussée d'adrénaline. Mais les jours qui viennent seront décisifs, assurent plusieurs sources bruxelloises. Ils devraient permettre, pour les créanciers du « groupe de Bruxelles » (ex-Troïka), d'y voir plus clair sur les intentions d'Athènes.

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