Jeffrey Sachs: il faut «donner moins d’importance au PIB»

Par Alexis Buisson

L’ancien artisan des libéralisations des économies post-soviétiques devenu partisan de Bernie Sanders trace les contours de son « monde d’après » : une économie moins financiarisée, et se concentrant sur les déterminants d’un « bonheur humain »

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New York (États-Unis), correspondance.– L’un des économistes les plus influents au monde, Jeffrey Sachs, est passé d’artisan de la libéralisation des économies d’Europe de l’Est et d’Amérique latine dans les années 1990 à pourfendeur de la pauvreté dans le monde. Auteur de La fin de la pauvreté : ce que nous pouvons faire pour y arriver dans un futur proche, un ouvrage qui a fait date, ce soutien de l’ancien candidat démocrate socialiste Bernie Sanders est conseiller spécial auprès du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, pour les « objectifs de développement durable », qui visent à créer un monde durable à l’horizon 2030. Aujourd’hui, il souhaite que l’humanité tire les leçons du Covid-19 pour s’attaquer à d’autres défis tout aussi importants.