Pékin change de stratégie répressive face aux dissidents chinois

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Les aveux télévisés et les condamnations se multiplient pour les victimes de la vague de répression du 9 juillet 2015. Les procès de quatre des dix-huit défenseurs des droits de l’homme encore en détention se sont tenus cette semaine, laissant apparaître la volonté du régime de se justifier offensivement et médiatiquement, plutôt que d'entretenir le silence vis-à-vis de ses opposants.

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Lorsque Wang Yu apparaît assise sur une chaise de jardin au milieu d'une pelouse dans une interview filmée par le quotidien hongkongais Oriental Daily News, cela fait 389 jours que personne n'a eu de ses nouvelles. Depuis son enlèvement par la police avec son mari et son fils lors de la vague de répression du 9 juillet 2015 (lire notre article ici), un texto envoyé à l’aube (évoquant une coupure d’électricité et d'Internet et une tentative d'intrusion dans son appartement) aura été le dernier signe de vie de cette avocate, avant cette interview exclusive par le média hongkongais.