A Bruxelles, la visite tout sourire du président de l’Azerbaïdjan

Ilham Aliyev a rencontré les principaux dirigeants de l’UE lundi, à Bruxelles. La visite du dictateur a irrité activistes et eurodéputés. Mais Bruxelles a besoin de Bakou pour diversifier ses importations de gaz, face à Moscou.

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Bruxelles (Belgique), de notre envoyé spécial.-  Les dirigeants bruxellois le répètent sur tous les tons depuis l’entrée en fonction de Donald Trump aux États-Unis : il n’est pas question de répondre au coup par coup aux sorties de l’ancien magnat de l’immobilier. Tous veulent se concentrer sur l’agenda européen, afin d’apporter la preuve que l’Europe, elle, incarne d’autres valeurs, plus démocratiques, plus humanistes. « Trump peut être une opportunité pour l’Europe, celle du sursaut », avait ainsi assuré, lyrique, le commissaire français Pierre Moscovici.
La visite du président de l’Azerbaïdjan, lundi 6 février à Bruxelles, prouve que le « sursaut européen » tant attendu n’est pas pour demain. Ilham Aliyev, qui dirige d’une main de fer l’ancienne république soviétique depuis 2003, a fait le déplacement pour lancer des négociations en vue d’un « nouveau partenariat » entre Bruxelles et Bakou. Il a été reçu par Donald Tusk, le président du conseil européen (qui porte la voix des capitales), puis par Jean-Claude Juncker, à la tête de la Commission (institution censée incarner l’intérêt général de l’UE). L'autocrate a également échangé dans la journée avec l’Italienne Federica Mogherini, à la tête de la diplomatie européenne.

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