ONU: un lanceur d'alerte démissionne

Anders Kompass, le fonctionnaire onusien qui a fait fuiter un rapport sur les viols d'enfants commis par des soldats français, a claqué la porte des Nations unies. Il dénonce l'inaction de l'organisation, qui s'est attaquée à lui plutôt qu'aux auteurs des faits.

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C’est un épilogue malheureusement prévisible au sein d’une organisation qui n’a jamais fait de la responsabilité de ses dirigeants une valeur cardinale. Anders Kompass, le directeur des opérations du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, celui-là même qui avait révélé les viols d’enfants centrafricains par des soldats français et des casques bleus de l’ONU, a démissionné mardi 7 juin 2016 de ses fonctions. Pour ne pas laisser planer de doutes sur les raisons de son départ, il a énoncé ses arguments clairement : « La totale impunité de ceux qui ont abusé de leur autorité, à divers degrés, associée au manque de volonté de la hiérarchie d’exprimer tout regret pour la manière dont j’ai été traité, confirme tristement l’habitude persistante que l’ONU a de ne jamais rendre de comptes. »