La contraction démocratique d’Israël

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Plusieurs lois votées ces dernières années visent à interdire ou à museler le débat sur l’occupation des territoires palestiniens. Elles contribuent à rogner les libertés fondamentales et stigmatiser les dissidents, au point que près de la moitié des Israéliens estiment désormais que la démocratie est en danger.

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De notre envoyé spécial en Israël.– Parmi tous les lieux communs employés pour évoquer le Moyen-Orient, aucun n’est plus répandu que celui servant à décrire « Israël, seule démocratie de la région ». Si l’on opte pour le temps long, le dernier demi-siècle par exemple, et si l’on compare la situation d’Israël avec celle de ses voisins (Jordanie, Syrie, Liban, Égypte, Irak), l’État fondé en 1947 apparaît en effet comme un havre démocratique. Les élections s’y tiennent avec constance et dans une grande régularité, le scrutin proportionnel permet la représentation de tous les courants politiques, Arabes-Israéliens compris, la presse est vibrionnante, la justice indépendante et les libertés fondamentales respectées.