Au Brésil, les ressorts de l’ex-militaire Jair Bolsonaro pour conquérir le pouvoir

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L'ex-militaire Jair Bolsonaro fut la cible de la plupart des attaques lors du premier débat, jeudi 9 août, entre les candidats à la présidentielle brésilienne. Issu des droites ultraconservatrices, Bolsonaro, homophobe et raciste, a fait de la lutte musclée contre l'insécurité son principal fonds de commerce et surfe sur la nostalgie de certains pour les années de dictature.

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Rio de Janeiro (Brésil), de notre correspondant.– « Je préfère mon fils mort dans un accident plutôt que de le voir avec un moustachu. » Lâchée en 2011, cette sortie homophobe de l'ex-militaire Jair Bolsonaro n'est qu'une petite phrase parmi tant d'autres. En deuxième position dans les sondages derrière Lula, dont la candidature risque d'être rejetée, le candidat du PSL (Parti social libéral) est coutumier de ce genre de commentaires racistes, homophobes ou sexistes. Il fait également l'apologie de la torture et de la dictature (1964-1985) dont il regrette qu'elle « ait torturé mais pas assez tué ».