Pour comprendre le score massif du candidat d'extrême droite au premier tour de la présidentielle brésilienne le 7 octobre, et dans l'attente du second tour le 28 octobre, retrouvez nos reportages, analyses et entretiens.
L'ex-militaire Jair Bolsonaro fut la cible de la plupart des attaques lors du premier débat, jeudi 9 août, entre les candidats à la présidentielle brésilienne. Issu des droites ultraconservatrices, Bolsonaro, homophobe et raciste, a fait de la lutte musclée contre l'insécurité son principal fonds de commerce et surfe sur la nostalgie de certains pour les années de dictature.
L’État de Roraima est le seul point d’entrée terrestre des Vénézuéliens au Brésil. En deux ans, la capitale Boa Vista a vu sa population augmenter de 10 %. À l’approche des élections d’octobre, l’extrême droite chauffe à blanc l’électorat et exalte la haine.
Ce sont des femmes et elles s’opposent à Jair Bolsonaro, ce candidat d’extrême droite qui fait la course en tête aux élections brésiliennes d’octobre. En quelques semaines, un groupe Facebook, fort de plus de 2,5 millions d'inscrites, menace la dynamique de la campagne de Bolsonaro.
Bernardo Carvalho, journaliste et romancier, s’inquiète de la perspective de l’élection d’un candidat nostalgique de la dictature brésilienne et y voit le fruit d’une « histoire longue » du Brésil. Entretien.
Vue d’Europe, l’extrême droite latino-américaine a souvent été perçue comme une vulgaire affaire de képis et de matraques au service des États-Unis. Au Brésil, où Jair Bolsonaro est donné en tête du premier tour de la présidentielle dimanche, ce sont plutôt les rapprochements avec les extrêmes droites européennes qui semblent pertinents.
Après le meurtre de l'activiste Marielle Franco en mars 2018, le nombre de candidates noires est en nette augmentation, aux élections générales du dimanche 7 octobre au Brésil. Mediapart a rencontré des figures de plus en plus mobilisées du mouvement des droits des noirs au Brésil, alors que le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro profite du racisme diffus qui continue de régner dans la société.
Encore méconnu du grand public, Fernando Haddad, ancien maire de São Paulo, a été propulsé à la dernière minute candidat du Parti des travailleurs en remplacement de Lula. L’opération « transfert de votes » imaginée par le PT semble fonctionner, en vue des élections du 7 octobre.
La tentative d’assassinat de Jair Bolsonaro par un déséquilibré permet à ses partisans de pousser la campagne vers encore plus de violences verbales. Le candidat d’extrême droite va pouvoir continuer à faire la course en tête vers le second tour de la présidentielle, même depuis l’hôpital.
Jair Bolsonaro (Parti social libéral) recueille 46,06 % des voix et Fernando Haddad (Parti des travailleurs) 29,24 %, à l’issue du premier tour de la présidentielle au Brésil. Le parti de Bolsonaro fait aussi un carton à l’Assemblée, où il engrange 51 députés.
Les agressions à caractère politique se multiplient à l’approche du deuxième tour de la présidentielle au Brésil, où le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro est donné grand favori. Les militants du PT, les journalistes, les minorités sexuelles ou encore les activistes sans-terre sont les premiers visés. La haine nourrit la campagne de Bolsonaro, qui multiplie les références à la dictature brésilienne.
Pour tenter de reprendre du terrain sur Bolsonaro, le candidat du Parti des travailleurs Fernando Haddad cherche à sortir de l’ombre de Lula. Mais les formations adversaires du PT au premier tour traînent des pieds pour appeler à voter pour lui.
Accusée d’être une autoroute à fake news, l’application de messagerie qui équipe 120 millions de Brésiliens pourrait devenir le principal problème du candidat d’extrême droite, après avoir été son atout. Le tribunal suprême électoral du Brésil a approuvé vendredi 19 octobre l’ouverture d’une enquête sur l’envoi de messages payés par des entreprises qui lui sont notoirement favorables.
La victoire de Bolsonaro, dimanche au Brésil, représente un séisme pour la politique latino-américaine. De Buenos Aires à Caracas, en passant par Bogotá et Quito, les dirigeants sud-américains cherchent la réponse à l'ascension du candidat d'extrême droite. Tour d'horizon.
Nos trois invités débattent de la décomposition des expériences de gauche en Amérique latine. Ils soulignent le prix qu’elles paient pour s'être contentées de réformes redistributives, au lieu de réformes plus en profondeur.
L’économie brésilienne peine à se remettre de la crise de 2015. Malgré les années Lula, les inégalités restent immenses et repartent à la hausse. Un carburant pour Jair Bolsonaro, qui promeut un programme néolibéral démagogique.
Avec qui gouvernera le candidat d’extrême droite élu dimanche 28 octobre au Brésil ? Si Jair Bolsonaro a remporté l’élection avec plus de 55 % des voix, une trentaine de partis seront représentés au Congrès, et le Parti des travailleurs, grand perdant, a tout de même rassemblé 47 millions de votes au second tour, soit 16 millions de plus qu’au premier tour.
Pour l’historienne Maud Chirio, l’élection probable de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil constitue un péril fasciste sans précédent, et qui ne tombe pas du ciel dans une démocratie fragilisée depuis plusieurs années. Entretien.
Dans le Complexo de Alemão, un dédale de favelas dans le nord de Rio, ils sont 55 % à avoir voté pour Jair Bolsonaro début octobre. À l'approche du second tour de la présidentielle ce dimanche, notre envoyé spécial a arpenté ces collines, autrefois acquises au Parti des travailleurs de Lula.
Avec plus de 55 % des voix, Jair Bolsonaro, candidat de l’extrême droite, a été officiellement déclaré dimanche soir élu à la présidence du Brésil. Fernando Haddad, son adversaire du Parti des travailleurs (PT), a recueilli 44,8 % des suffrages. Agrobusiness, évangélistes, armée, milices…, secteur par secteur, voici les principaux bénéficiaires de ce scrutin.
Jair Bolsonaro est depuis trente ans un défenseur acharné de la dictature militaire. Aux portes de la présidence brésilienne, il s'est entouré d'anciens généraux et officiers et a le soutien des puissantes églises évangéliques. L'accumulation de crises depuis 2013 a préparé son accession au pouvoir, qui pourrait signifier la fin d'une parenthèse démocratique ouverte en 1985.
Mediapart vous invite en cette année 2023 à un voyage dans l’année 1973 pour en (re)découvrir les moments plus ou moins connus et mieux comprendre les évolutions du dernier demi-siècle. Des analyses, des récits, des interviews exploreront cette année du choc pétrolier, et de bien d’autres événements,…
Sous la dictature d’Augusto Pinochet, des milliers d’enfants chiliens ont été adoptés à l’étranger sans le consentement de leurs familles biologiques. Une affaire tentaculaire, qui occupe la justice chilienne depuis 2018. Certains sont devenus des enfants français, et désormais des adultes rongés par…
Il y a trente ans, le 13 septembre 1993, Yasser Arafat, chef de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), et Yitzhak Rabin, premier ministre israélien, signaient à Washington, sous l’œil du président américain Bill Clinton, une Déclaration de principes issue des « accords d’Oslo », et dessinant…