En Tunisie, une pléthore de candidats mais peu de programme

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Le dépôt des candidatures au poste de président de la République s’est achevé vendredi 9 août avec 97 candidatures. Au-delà de la montée des populismes, plusieurs lignes de clivage vont s’inscrire dans cette campagne, déterminée par un contexte économique difficile et une crise de confiance entre les Tunisiens et leurs politiques.

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Tunis (Tunisie), de notre correspondante.– « Nous allons faire un grand tour de la Tunisie pour comprendre les Tunisiens, pour comprendre ce dont ils ont besoin (…) Notre priorité, c’est de redonner de l’eau à tous les Tunisiens », a déclaré le candidat Nabil Karoui lors de son dépôt de candidature le 2 août, à l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE). Le patron de la chaîne de télévision Nessma et homme d’affaires est actuellement interdit de sortie du territoire et sous le coup d’une enquête judiciaire. Des amendements électoraux votés par le Parlement en juin auraient dû l’empêcher de postuler à la fonction présidentielle, mais ils n’ont pas été promulgués par le président avant sa mort. Depuis, le candidat, qui prépare sa campagne depuis trois ans avec un travail de terrain caritatif basé sur sa fondation Khalil Tounes, a pu rassembler suffisamment de militants pour créer un parti, Au cœur de la Tunisie, et présenter trente-trois têtes de liste pour les législatives, soit couvrir la totalité des circonscriptions.