À Taïwan, la présidente qui dit non à la Chine remporte haut la main un second mandat

En novembre à Hong Kong, l’opposition démocrate raflait la majorité des sièges dans un scrutin local. Samedi à Taïwan, la présidente Tsai Ing-wen, opposée à toute forme d’unification avec la Chine, a été réélue. Dans ces deux territoires dont l’histoire a été marquée par le colonialisme, une majorité des habitants perçoivent l’ethno-nationalisme de Pékin comme une menace.

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Taipei (Taïwan), de notre envoyé spécial.– Ce sont des marques visibles dans la ville de Taipei, capitale d’un pays qui a massivement voté samedi 11 janvier en faveur de la présidente sortante Tsai Ing-wen – elle a obtenu plus de huit millions de voix, un record historique, soit près de 60 % des suffrages –, partisane d’une ligne dure face à la Chine et opposée à toute forme d’unification. Elles sont liées à la crise politique qui agite Hong Kong depuis près de huit mois, à une heure et demie d’avion de la capitale taïwanaise.

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