Aux Etats-Unis, la destruction de l'Obamacare au menu du Congrès

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Arrivée devant le Congrès le 6 mars, la réforme de l'Obamacare, qui permet à plus de 20 millions d’Américains de se soigner sans risquer la faillite personnelle, s'annonce douloureuse. Les organisations de santé sont opposées à son abrogation. Les Républicains eux-mêmes sont divisés, certains craignant que leurs électeurs supportent mal la réduction de leurs droits.

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New York (États-Unis), de notre correspondant.-  « Wonderful !, se réjouissait le président des États-Unis. Notre nouvelle et merveilleuse loi sur la santé est prête pour l’examen et les négociations. » « Wonderful », donc. Donald Trump, ce 7 mars, tweetait une nouvelle fois d’un univers parallèle et enchanté, un paradis où, à l’entendre, une liesse nationale accueillerait sa première et plus importante mesure sociale : l’abrogation et le remplacement de l’assurance santé lancée en 2010 par Barack Obama, qui malgré ses insuffisances et ses manquements, permet depuis six ans à plus de 20 millions d’Américains de se soigner sans risquer la faillite personnelle ni avoir à recourir aux organisations caritatives ou aux services d’urgences des hôpitaux. Depuis le 6 mars, pourtant, date du lancement du projet phare de sa campagne par le Congrès républicain, la réalité, dans toute son insolente précision, semble démentir 18 mois de harangues de tribune et promettre de nouveaux psychodrames pour la Maison Blanche de Trump.