Face au drame de l’«Aquarius», le gouvernement justifie sa passivité

Après s'être retranché dans un silence assourdissant, l'exécutif a défendu son refus de voir l’Aquarius débarquer en France, pour ne pas créer de « précédent ». Plusieurs députés LREM sont consternés, les gauches sont vent debout. LR et le RN soutiennent le choix des Italiens.

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Après des dizaines d’heures de mutisme et une blague gênante d’Édouard Philippe, l’exécutif français s’est décidé, mardi 12 juin, à réagir à la détresse de l’Aquarius, le navire de SOS Méditerranée interdit d’accoster en Italie. Loin d’annoncer l’ouverture de Marseille, de Bonifacio ou de tout autre port français aux 630 rescapés, comme le réclamaient des élus corses et certains députés LREM, Emmanuel Macron s’est contenté de « saluer le geste humanitaire » accompli par le premier ministre espagnol, le socialiste Pablo Sánchez, qui a proposé lundi à l’ONG d’accueillir son bateau humanitaire à Valence, sur la côte est du pays.

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