En Italie, le Cavaliere ne meurt jamais

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Il est pour l’instant inéligible, mais il revient. À quelques mois des élections législatives, Silvio Berlusconi profite de la victoire de la droite en Sicile pour se remettre en selle.

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« La Sicile a choisi la voie d'un changement réel, sérieux et constructif fondé sur l'honnêteté, la compétence et l'expérience », s’est félicité Silvio Berlusconi au lendemain des élections régionales du 5 novembre dans une vidéo publiée sur son compte Facebook. Le nouvel élu à la tête de l’île, Nello Musumeci, était en effet soutenu par une alliance entre la droite de Forza Italia, le parti de Berlusconi, et les deux formations d’extrême droite que sont la Ligue du Nord et Fratelli d’Italia. Il a recueilli près de 40 % des voix. Berlusconi lui-même s’était fortement impliqué dans cette campagne. Le Mouvement 5 Étoiles (M5S) a réalisé de son côté le score honorable de 34,7 % des voix, tandis que le Parti démocrate (PD), qui avait pourtant réussi à s’imposer en 2012 dans ce fief de droite, a poursuivi le déclin observé ailleurs dans le pays depuis les municipales partielles de juin 2016 et juin 2017, ne totalisant que 18,7 % des suffrages.