Au Maroc, le bâillon de la prison

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Au Maroc, les stades et les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés comme tribune de contestation sociale. Pour s’être indigné sur Facebook de la mort d’une étudiante mitraillée par la marine nationale alors qu’elle fuyait sur une embarcation vers l’Espagne, un jeune Marocain croupit en prison. 

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Le 25 septembre dernier, Hayat Belkacem, 19 ans, mourait en mer au large de Gibraltar. Assassinée à l’arme automatique par la marine royale de son pays : le Maroc. Assassinée avec ses rêves, son Coran, sa crème solaire et quelques pièces en euros alors qu’elle tentait de sauver sa peau en ralliant, sans document de voyage, l’Espagne si proche dans une embarcation blindée de migrants.