Egypte, la révolution «invisible» (5/5)

Egypte : le référendum, premier pas vers la démocratie?

Les Égyptiens doivent se prononcer samedi sur les amendements apportés à la constitution. L’ensemble de l’opposition, à l’exception notable des Frères musulmans, a appelé à voter «non», et plaidé pour la rédaction d’un nouveau texte.

Pierre Puchot

18 mars 2011 à 18h19

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Si les Frères musulmans et le PND, l'ancien parti de Moubarak, ont appelé les Egyptiens à se rendre aux urnes pour se prononcer en faveur du référendum, les autres forces politiques poussent les électeurs à voter contre. «Nous avons défini notre position. Nous disons: “Va voter et dis non”», a notamment affirmé Chady Ghazali Harb, membre de la coalition des jeunes de la révolution. «Nous voulons une nouvelle constitution et le prolongement de la période de transition avec la création d'un conseil présidentiel», a-t-il ajouté.
Les deux candidats à l'élection présidentielle déjà déclarés, Amr Moussa, ancien ministre des affaires étrangères et président de la Ligue arabe, et Mohammed el-Baradei, ex-directeur général de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) et prix Nobel de la Paix, ont tous deux appelé au report du scrutin, arguant que les amendements n'étaient pas suffisants. «Garder l'ancienne Constitution donnerait au futur président de vastes pouvoirs, ce à quoi le peuple s'oppose dans sa quête de démocratie, de liberté et de refus de revenir à l'ancien ordre des choses», a notamment affirmé Amr Moussa, déjà considéré comme le grand favori pour le scrutin présidentiel prévu en juin.

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