En Inde, les rives du fleuve sacré sont parsemées de cadavres

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Signe d’une pandémie qui a ruiné et ravagé les campagnes, de nombreux corps sont abandonnés sur les rives du Gange, dans l’Uttar Pradesh. Les images choquent le pays, car la tradition hindoue exige une crémation.

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Varanasi (Inde).– Nous sommes près d’un crématorium artisanal du district d’Unnao. Une vingtaine de villageois contemplent les flammes du bûcher. Prohit Katam, un prêtre local qui conduit la cérémonie, a préalablement béni le corps avec l’eau du Gange. Dans ses mains, il tient un carnet : le registre des morts. « Habituellement, on me demande 10 crémations par mois. Mais depuis avril, c’est 50. Je ne sais pas si c’est dû au Covid, parce que les villageois ont peur d'être stigmatisés et ne font pas tester leurs proches. »