Le moment Kaboul

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La chute de la capitale afghane a réveillé aux États-Unis le traumatisme de la guerre du Vietnam et de l’évacuation piteuse des diplomates américains à Saigon en 1975 à bord d’un hélicoptère. Une analogie historique rejetée par le président américain Joe Biden, décidé à en terminer avec les « guerres sans fin ».

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Lorsqu’un événement tel que la prise de Kaboul par les talibans – et les scènes poignantes à l’aéroport, où l’on a vu des Afghans désespérés s’agripper à des avions, certains tombant dans le vide après le décollage – saisit le monde, nous avons tous le réflexe de recourir aux analogies historiques. Cela permet sûrement de se rassurer face à la part d’incertitude qu’il provoque nécessairement. Mais elles en disent long aussi sur ceux qui les emploient et leurs visions du monde.