En Grèce, la campagne sans saveur d'un Syriza en mutation

Par

Les Grecs élisent de nouveaux députés ce dimanche 20 septembre, pour la deuxième fois en neuf mois. Des élections anticipées provoquées par le premier ministre Alexis Tsipras, qui ne pouvait plus compter sur une majorité au parlement. Aux antipodes des espoirs soulevés en janvier, Syriza tente, tant bien que mal, de convaincre les électeurs qu'il peut encore améliorer le mémorandum d'austérité signé à Bruxelles.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Athènes (Grèce), de notre envoyée spéciale.- « Allons-nous payer cette dette ? » « Noooonnn ! » « Allons-nous payer cette dette ? » « Noooonnn ! » La foule répond d'une seule et même voix. À la tribune : Zoi Konstantopolou, celle qui fut pendant sept mois présidente de la Vouli, le parlement grec. Celle, aussi, qui fut à l'origine d'un audit sur la dette publique grecque. Depuis fin août, elle a quitté le parti d'Alexis Tsipras. Puis elle a rejoint le tout nouveau parti formé par l'aile gauche de Syriza qui prônait la sortie de la zone euro et a fait scission, Unité populaire.