Cinq bonnes raisons de croire en la transition politique tunisienne

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Alors que les forces politiques tunisiennes viennent de se mettre d’accord sur l’identité du nouveau premier ministre, voici cinq bonnes raisons de rompre avec une vision pessimiste de la transition politique et d’espérer une issue favorable au processus en cours, trois ans après la révolution.

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D’un premier abord, le bilan n’est pas brillant : trois ans jour pour jour après l’immolation de Mohamed Bouazizi, le 17 décembre 2010, la transition démocratique tunisienne patine. Élue le 23 octobre 2011 pour un mandat d’une année, l’Assemblée nationale constituante est toujours en place, et les prochaines élections n’auront probablement pas lieu au cours du premier semestre 2014. Le terrorisme a entamé un développement inédit dans le pays à la faveur de la désorganisation des services de renseignements et des choix politiques contestables des gouvernements successifs menés par le parti musulman conservateur, Ennahda. Les circonstances des assassinats des deux opposants politiques, Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, survenus en 2013, n’ont pas été élucidées, et les assassins n’ont pas été traduits en justice. Opposants, artistes et activistes demeurent, eux, poursuivis et parfois condamnés pour leurs textes et leurs positionnements politiques et religieux.