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Mediapart mer. 27 juil. 2016 27/7/2016 Dernière édition

A Gaziantep (2). Les opposants syriens ne «voient qu'un tunnel noir»

19 février 2016 | Par Alain Devalpo

Gaziantep, grande ville du sud-est de la Turquie proche de la frontière syrienne, est l’antichambre de la guerre. Beaucoup de responsables de l'opposition à Bachar al-Assad y vivent et se désespèrent des échecs répétés de l'Occident. « Le plus urgent est de stopper les crimes. Chassons Bachar al-Assad et Daech se dégonflera », disent-ils. Deuxième volet de notre reportage.

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Gaziantep, de notre envoyé spécial. – C'était le 27 décembre 2015, en milieu d’après-midi. Une voiture stoppe brusquement en plein centre-ville de Gaziantep. Deux hommes en jaillissent. Ils tuent le journaliste syrien Naji al-Jarf avec un pistolet muni d’un silencieux. Une des figures de la Syrie libre tombe, alors que Paris vient de lui accorder le droit d’asile. Ce drame touche au cœur la diaspora syrienne installée dans cette ville turque de deux millions d’habitants, à une demi-heure de route de la frontière avec la Syrie puis de sa ville presque jumelle, Alep.

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