Gaziantep, de notre envoyé spécial. – C'était le 27 décembre 2015, en milieu d’après-midi. Une voiture stoppe brusquement en plein centre-ville de Gaziantep. Deux hommes en jaillissent. Ils tuent le journaliste syrien Naji al-Jarf avec un pistolet muni d’un silencieux. Une des figures de la Syrie libre tombe, alors que Paris vient de lui accorder le droit d’asile. Ce drame touche au cœur la diaspora syrienne installée dans cette ville turque de deux millions d’habitants, à une demi-heure de route de la frontière avec la Syrie puis de sa ville presque jumelle, Alep.