Au Kazakhstan, le faux départ de Nazarbaïev pourrait bien ressembler à un «statu quo politique»

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Noursoultan Nazarbaïev a démissionné mardi 19 mars du poste de président du Kazakhstan, après vingt-huit ans de règne autoritaire sur son pays. Il était le dernier dirigeant de l’époque soviétique encore en poste.

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Il a pris tout le monde de court. Mardi 19 mars, Noursoultan Nazarbaïev, président du Kazakhstan qu’il dirigeait d’une main de fer depuis 1990, a annoncé sa démission. Kassym-Jomart Tokaïev, le président du Sénat qui a été nommé dans la foulée président par intérim, a déclaré pendant la cérémonie d’investiture ce mercredi : « L’opinion de Nazarbaïev sera d’une importance spéciale, certains pourraient dire prioritaire, dans le développement et l’adoption de décisions stratégiques. » Transition brutale ou passation de pouvoir minutieusement préparée ? Entretien avec le politologue kazakh Dosym Satpaïev, directeur du Centre d’analyse des risques Risk et auteur de nombreux textes sur les possibilités de transition dans son pays.