Un député d'Izquierda Unida : « Podemos nous a littéralement copiés »

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C'est un effet collatéral de l'ascension de Podemos : l'effritement d'Izquierda Unida (IU), partenaire traditionnel du Front de gauche en Espagne. Dans un entretien à Mediapart, Alberto Garzón, candidat à la direction d'IU, juge que le « césarisme » de Podemos n'est pas la solution. Il plaide pour une « convergence des gauches » à l'approche des élections.

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Il est l'un de ceux, aux côtés de Pablo Iglesias (Podemos) ou d'Ada Colau (Guanyem), qui incarnent le renouveau de la politique espagnole. Alberto Garzón, un économiste de 29 ans, est candidat à la primaire organisée début 2015 par les écolo-communistes d'Izquierda Unida (IU). La formation, partenaire du Front de gauche, traverse une crise profonde, dépassée par l'ascension de Podemos, mais aussi bousculée par des cas de corruption qui touchent certains de ses barons locaux.  

Dans un entretien à Mediapart, Alberto Garzón, élu député en 2011 depuis son fief de Malaga (Andalousie), explique comment il espère rénover de fond en comble la culture politique du parti. Du programme économique aux réformes institutionnelles, il dénonce aussi les « ambiguïtés » qui accompagnent la montée en puissance de la formation de Pablo Iglesias, désormais son grand concurrent, à l'approche d'une année 2015 décisive, marquée par un triple scrutin – municipales (mai), régionales (mai) et législatives (octobre ou novembre).