Philippines: Rodrigo Duterte, le président «fils de pute» inquiète Washington

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Au pouvoir depuis le 30 juin, le Trump philippin a traité Barack Obama, qui critiquait ses appels à la liquidation des délinquants, de « fils de pute ». Il affronte aujourd’hui le témoignage d’un ancien membre d’un escadron de la mort constitué lorsqu’il était maire. Et enfin il a amorcé un virage en direction de Pékin qui inquiète les Etats-Unis.

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Le nouveau président philippin Rodrigo Duterte, entré en fonctions le 30 juin, tient certaines de ses promesses de campagne. Surtout les pires. Ses engagements à vaincre la corruption, lutter contre la pauvreté, mettre fin aux rebellions communistes et islamistes qui ont fait près de 200 000 morts depuis 40 ans sont restés pour l’instant sans suites. En revanche, sa promesse de liquider 100 000 délinquants, « d’engraisser les poissons de la baie de Manille avec leurs cadavres », a déjà donné des résultats spectaculaires. D'autant qu'elle s'accompagne de garanties d’impunité pour les policiers, les militaires, les multiples milices et même les citoyens qui participeraient à cette « guerre à la délinquance ».