A Rome, les 27 tentent de conjurer la fin annoncée de l’Europe

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L’Union européenne fête ses soixante ans à Rome, ce samedi, dans une ambiance crépusculaire. A-t-elle encore les moyens de sortir d’un statu quo qui la ronge de l’intérieur ?

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Ils se sont donné rendez-vous dans la salle des musées du Capitole où fut signé, il y a soixante ans, le traité de Rome, l’un des actes fondateurs de l’Europe. C’est ici, sous les fresques grandiloquentes du XVIIe siècle italien, narrant les épisodes glorieux de la ville, que les dirigeants européens devaient lire, ce samedi, leur nouvelle « déclaration de Rome ». Avec l’espoir de redonner vie à un projet européen moribond.

S’ils avaient été moins prévisibles, les organisateurs de la cérémonie auraient aussi pu choisir la salle d’à-côté, dans le dédale du palais. On y voit une sculpture en bronze, datant du Ier siècle avant J.-C., le Spinario, peut-être plus révélatrice de l'état d'esprit de l'UE ces temps-ci : c'est un jeune homme qui se tire une épine du pied. En 2017, le sol européen est jonché d’épines, enfoncées si profondément qu'on peine aujourd'hui à les enlever.