La Tunisie peine à gérer ses combattants de retour de Syrie

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La Tunisie a fourni à l’État islamique le plus gros contingent de combattants étrangers. Leur retour est un véritable tabou pour les institutions, très avares en informations. Les programmes de lutte contre la radicalisation restent le fait de la société civile.

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C’est à la fois un tabou et une menace. Les autorités tunisiennes sont régulièrement mises en cause pour leur défaillance dans le traitement et la prévention de la radicalisation djihadiste, alors que le pays a fourni à l’État islamique en Syrie le plus gros contingent de combattants étrangers. Certains sont de retour et directement redirigés vers la prison, sans que les motivations à l’origine de leur parcours ne soient traitées à la racine.