Au Maroc, les ONG en viennent à regretter Hassan II

Par

Plusieurs ONG publient un rapport accablant pour les autorités marocaines. On y découvre l’ampleur des entraves du régime pour domestiquer les associations de défense des droits humains, qu’elles soient marocaines ou étrangères.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Même sous Hassan II, on travaillait mieux. » Ancienne présidente de l’association marocaine des droits humains (AMDH), figure de l’opposition au régime marocain, rompue aux pressions et intimidations, Khadija Ryadi regretterait presque le père au fils tant il est devenu difficile sous le règne de Mohammed VI de militer au Maroc pour le respect des droits les plus élémentaires sans se heurter à l’arbitraire et à la répression des autorités. « Nous vivons une véritable régression. Les dix dernières années de Hassan II étaient meilleures ! Il y avait un petit espace de liberté, de débat qui s’était créé après la libération des prisonniers. Le ministre de l’intérieur ne veut même plus recevoir les lettres de l’AMDH alors que sous Hassan II, elles l’étaient ! », témoigne la militante alors que l’observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains, un partenariat entre la FIDH et OMCT, le réseau mondial contre la torture, publie ce jeudi 25 janvier un rapport accablant pour les autorités marocaines.