La santé mentale de Trump est l’objet de toutes les spéculations

Par

Donald Trump est-il fou ? Faut-il le démettre ? Un an après l’élection, une partie des États-Unis reste tétanisée par son accession au pouvoir. Télés et réseaux sociaux amplifient à l’infini ses faits et gestes. Résultat : malgré ses échecs politiques, il continue de concentrer toute l’attention. C’est justement ce qu’il cherche.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

New York (États-Unis), de notre correspondant.-  Peter Fraenkel harnache un gros tambour blanc sur ses épaules. Psychologue expert en thérapie de couple et percussionniste amateur, il guidera le cortège. « Je vais jouer très calmement, prévient-il. Nous allons manifester avec gravité. Ce n’est pas un jour de fête. » Devant l’École de droit de New York, dans le sud de Manhattan, la manifestation d’une soixantaine de personnes s'ébroue. Le cortège est d’un genre peu banal : ce samedi matin d’octobre, sanglés d’un adhésif rouge barré d’un « danger » en grosses lettres noires, des psychiatres, psychologues, thérapeutes réunis au sein du collectif « Duty to Warn » – « Devoir d’alerter » – veulent sensibiliser l’opinion sur l’état psychique de Donald Trump.