Brésil: les «anti-Dilma» sont à leur tour piégés par des écoutes

Par

Onze jours seulement après la formation d'un nouveau gouvernement par Michel Temer, le « tombeur » de Dilma Rousseff et ses proches sont mis en cause dans des écoutes téléphoniques qui montrent leur volonté de parvenir au pouvoir pour contrôler les enquêtes de corruption.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

De notre correspondante à Rio de Janeiro (Brésil).-  C'est une véritable bombe qui vient d'exploser au sein du gouvernement intérimaire de Michel Temer. À peine onze jours après sa formation, à la suite de la destitution temporaire de la présidente Dilma Rousseff – effectuée dans des conditions très contestables –, l'équipe montée par son vice-président a vu sa crédibilité voler en éclats avec la divulgation de nouvelles écoutes par le quotidien Folha de San Paulo. Ces révélations mettent en scène le très influent ministre de la planification, Romero Juca, dans un échange avec Sergio Machado, jusqu'à il y a peu à la tête de la Transpetro, une filiale de la compagnie nationale d'hydrocarbures Petrobras. Les deux interlocuteurs sont cités à plusieurs reprises dans l'enquête « Lava Jato » (littéralement, « Kärcher ») sur les détournements au sein de Petrobras.