Football et décolonialisme. En Palestine, prendre à revers l’occupation israélienne

Par Mickaël Correia

Depuis la naissance de l’État d’Israël, après avoir échoué à cohabiter, le football palestinien s’est affranchi de la tutelle israélienne, avant de s'imposer comme un medium de solidarité internationale, transformant le jeu de ballon en arène politique.

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Le 25 mai dernier, Abdallah Jaber panique sur une chaîne de télé de Tel-Aviv. « La réponse des supporters palestiniens a été brutale. Les gens sont devenus fous, ils sont vraiment devenus fous. » Durant deux jours, ce footballeur arabo-israélien a reçu un flot incessant de messages insultants. Son tort ? Avoir signé pour l’Hapoel Hadera, un club d’élite du championnat israélien, alors qu’il est un des joueurs phare de la sélection palestinienne. Le défenseur a été de facto exclu de l’équipe nationale, la fédération palestinienne interdisant à tout sélectionné de participer aux ligues israéliennes.