Dans le monde, l’après-Weinstein oscille entre conscience et déni

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Avalanche de témoignages, débats sur l’opportunité de la dénonciation publique, questionnements sur l’éducation, prise de conscience dans les milieux politiques… L’onde de choc provoquée par l’affaire Weinstein se poursuit dans le monde entier. Allant jusqu’à écraser, parfois, les tentatives de déni.

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L'affaire Weinstein a fait le tour du monde. Au-delà de ses conséquences aux États-Unis, au-delà des réactions hexagonales, c'est à un débat planétaire que l'on assiste aujourd'hui. Témoignages de personnes célèbres ou d'anonymes, persistance du déni chez ceux qui refusent de voir les situations de violence et de harcèlement sexuel dont les femmes sont victimes, innombrables débats autour des ressorts de la domination masculine… Les réseaux sociaux qui se sont emparés du hashtag #MeToo et de sa déclinaison dans d'autres langues (#YoTambien, #IchAuch, #JaTeż…) ont fait parler, sur les cinq continents, d'innombrables femmes – mais aussi des hommes – sur ce phénomène. Partis de manière spontanée, dépassant très largement les cercles féministes, ces témoignages ont été suivis par de nouvelles révélations dans les médias touchant les milieux artistiques et politiques. Çà et là, les éditorialistes prennent position, relayant, ou au contraire fustigeant cette vague de dénonciations.