Mladić condamné, les Balkans demeurent en manque de justice

Par Jean-Arnault Dérens, Laurent Geslin et Simon Rico

Ratko Mladić, l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie-Herzégovine, a écopé de la peine maximale, la réclusion criminelle à perpétuité. Mais, alors que le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie s’apprête à fermer ses portes, l’exigence de justice qui taraude les Balkans n’est toujours pas satisfaite.

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« Nous savions tous quel serait le verdict, personne ici ne l’ignorait. » Le ton du président serbe se voulait solennel, mercredi 22 novembre, après la condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie-Herzégovine, Ratko Mladić. Avec son emphase habituelle, Aleksandar Vučić a appelé le peuple serbe « à se tourner dès aujourd’hui vers l’avenir, afin de préserver la paix et la stabilité dans la région », tout en fixant un programme apparemment bien peu lié à l’actualité judiciaire : « ouvrir plus d'usines », grâce « à la sueur du travail ».