Sous la pression d’activistes, Liverpool se penche sur son passé esclavagiste

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Le port anglais, qui fut la capitale européenne du commerce triangulaire, a ouvert en 2007 un musée international de l’esclavage, un lieu inédit en Europe. Alors que les débats sur le Brexit ont attisé le racisme, le maire de Londres vient de promettre la création d’un musée du même genre, s’il est réélu pour un second mandat.

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Liverpool (Royaume-Uni), de notre envoyé spécial.– Le visiteur est accueilli par une série d’affiches rouge et noir réalisées par un jeune graphiste, Calum Jones. Sur l’une d’elles, la plaque de Penny Lane, l’une des rues de Liverpool les plus connues grâce à un succès des Beatles, se mêle à la silhouette d’un « epergne ». Cette pièce d’orfèvrerie luxueuse, que l’on posait au centre de la table lors des dîners bourgeois, avait été offerte à James Penny par le Parlement britannique, à l’issue d’un discours que le marchand d’esclaves avait prononcé en faveur de la traite négrière.