En Espagne, l’exhumation de Franco reconfigure le paysage politique

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Le gouvernement socialiste espagnol engagera vendredi les démarches administratives visant à exhumer le corps de l’ancien dictateur Franco. Si à gauche, la mesure fait l’unanimité, les partis de droite s’opposent à l’initiative, considérant qu’elle n’a aucun caractère d’urgence.

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« Aucune démocratie ne peut se permettre d'avoir des monuments qui vantent une dictature, la nôtre non plus », a lancé Pedro Sánchez, chef du gouvernement socialiste espagnol, le 17 juillet dernier. La détermination de l'exécutif visant à exhumer Francisco Franco de son mausolée du « Valle de Los Caídos » s'est finalement traduite par l'approbation d'un décret-loi, voté vendredi 24 août par le conseil des ministres. Il s’agit de la première étape d’un long processus qui pourrait se prolonger jusqu'à la fin de l’année.