En Espagne, le socle politique de l'après-Franco est en train de craquer

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Le premier ministre espagnol a présenté les grandes lignes d'un budget d'austérité pour 2013. Cela ne suffira pas à calmer les vives inquiétudes sur l'avenir de l'Espagne. Effondrement des deux grands partis politiques, revendications indépendantistes en Catalogne, affaires de corruption… Enquête sur un pays à la dérive.

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De notre envoyé spécial à Madrid

Mariano Rajoy a présenté jeudi à ses ministres les grandes lignes d'un budget tout en austérité pour 2013, malgré une légère hausse des pensions de retraite, comme c'était attendu (lire le détail des mesures ici). L'opération ne devrait pas suffire à calmer les inquiétudes sur la santé du pays, alors que son premier ministre se refuse toujours à demander un prêt en bonne et due forme à Bruxelles, en dépit de la pression des marchés financiers.

La crise semble s'être encore accélérée cette semaine. En l'espace de trois jours, la Catalogne a annoncé des élections anticipées qui pourraient déboucher sur un référendum d'« auto-détermination », une mobilisation d'Indignés contre l'austérité s'est vue violemment réprimée à Madrid par les forces de l'ordre, tandis que deux régions de taille, l'Andalousie et la Castille-La-Manche, ont demandé à Madrid des prêts d'urgence pour éviter le défaut.