La gauche italienne, des ruines et un chantier

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La gauche italienne pèse à peine un cinquième de l’électorat et est fortement divisée. En l’absence d’espace politique, la reconstruction s’annonce pleine d’embûches.

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Le 10 novembre 2018, une foule immense, pour une grande part venue en bus de toute l’Italie, se presse autour de la fontaine de la place de la République à Rome. Ils seront plus de 100 000 à défiler jusqu’à Saint-Jean-de-Latran contre les décrets Salvini sur l’immigration. Ces décrets, votés par la majorité au Sénat quelques jours plus tôt, prévoient la limitation du droit d’asile et des structures d’accueil aux migrants. Ce « rassemblement des “indivisibles” » s’inspire d’une manifestation berlinoise du même nom qui a eu lieu le 13 octobre et est soutenue par plus de 450 associations, principalement de soutien et d’aide aux migrants, et des mouvements antiracistes.