Viktor Orbán, de l’opposant hongrois au chef de file d’une droite dure européenne

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Les dirigeants européens se sont mis d’accord dans la nuit de jeudi à vendredi pour une répartition sur « une base volontaire » des demandeurs d’asile arrivant sur le sol européen. En filigrane, c’est la victoire des idées de Viktor Orbán. Mais qui est, au fond, le premier ministre hongrois ? Un opportuniste ou un idéologue convaincu ?

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Budapest (Hongrie), de notre envoyée spéciale.- C’est, une fois de plus, une victoire des idées de Viktor Orbán. Ces deux derniers jours, les dirigeants de l’Union européenne réunis à Bruxelles ont négocié un accord sur les questions migratoires. Mais le texte est très flou, et surtout, la répartition des demandeurs d’asile arrivant dans les pays frontaliers de l’Union ne se fera plus que sur « une base volontaire », selon les conclusions du sommet. C’est précisément ce que nous avait indiqué le secrétaire d’État à la diplomatie du gouvernement Orbán, Zoltán Kovács, lorsque nous l’avons rencontré à Budapest au début du mois de juin. « Les institutions européennes ne peuvent exercer de suprématie sur les États, disait-il. C’est à nous de décider si nous voulons accueillir ou pas des réfugiés. Cela ne peut pas nous être imposé. »