En Tunisie, l’Etat résiste encore à son examen de conscience postdictature

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Le 31 décembre, l’Instance Vérité et Dignité, chargée de la justice transitionnelle en Tunisie, clôt son mandat après quatre ans et demi de travail pour faire la lumière sur les dérives du passé. Mais l’État reste réticent, notamment concernant la lutte contre la corruption.

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Tunis (Tunisie), de notre correspondante.– « Bienvenue à tous, c’est dommage que les trois présidents (République, gouvernement et Parlement) ne soient pas avec nous aujourd’hui. Il semble qu’ils soient encore réticents à l’application de la Constitution et à exécuter les réformes qui vont dans le sens de mettre fin à l’arbitraire et à la corruption. » Les paroles de Sihem Bensedrine, présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), ont un air de déjà-vu.