Notre dossier: l'adieu aux armes de l'ETA

Notre dossier: l'adieu aux armes de l'ETA

Retrouvez nos enquêtes, reportages et entretiens sur le démantèlement de l'arsenal de l'organisation indépendantiste basque.

A Bayonne, «rien n'est plus comme avant!»

Par et

Les « artisans de la paix » ont réuni samedi à Bayonne 10 à 15 000 personnes, après avoir mené à bien le désarmement total de l’ETA. Huit dépôts d’armes ont été exhumés par les autorités sous le contrôle de représentants de la société civile.

La remise des armes de l’ETA est effective

Par et
A Bayonne, le 8 avril 2017, sur la place Paul-Bert, pour célébrer le désarmement de l'ETA © Les artisans de la paix A Bayonne, le 8 avril 2017, sur la place Paul-Bert, pour célébrer le désarmement de l'ETA © Les artisans de la paix

Samedi matin, les coordonnées des dépôts d’armes de l’organisation indépendantiste ont été communiquées par les « artisans de la paix » et transmises au parquet de Bayonne, qui a commencé à prendre possession des lieux.

Le sort de 342 détenus en suspens

Par et

Unilatéral et sans conditions, le désarmement d’ETA ne s’inscrit pas dans le cadre d’un accord global de paix, à l’inverse des précédents en Irlande ou Colombie. Le sort de 342 prisonniers basques, dont 75 détenus en France, reste ainsi en suspens.

L'adieu aux armes de l'ETA

Vidéo accessible dans l'article. Vidéo accessible dans l'article.

Karl Laske et Antton Rouget reviennent sur le moment historique qu'a connu le mouvement indépendantiste basque le samedi 8 avril 2017, lorsque les armes ont été remises aux autorités, six ans après le cessez-le-feu.

Louhossoa, premier acte du désarmement

Par et

Le 16 décembre 2016, le ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, se félicite d’un nouveau « coup porté à l’ETA ». En réalité, l'organisation a accepté de transférer à la société civile « la mise hors d’usage » de son armement.

Six ans après, l'ETA se sépare de son arsenal

Par et

Ce samedi 8 avril, les « artisans de la paix » prévoient d’achever en un seul jour le désarmement de l’ETA. Des élus socialistes se disent optimistes sur l’attitude de l’exécutif. Mais le ministère de l’intérieur maintient une position officielle de fermeté.

ETA: «Le pouvoir ne fait rien pour en finir avec la violence»

Par
Michel Berhocoirigoin Michel Berhocoirigoin

Michel Berhocoirigoin, agriculteur de 64 ans, a été interpellé vendredi soir tandis qu’il tentait de procéder à la destruction de «15 % de l’arsenal» de l’ETA. Dans un entretien à Mediapart au lendemain de sa mise en examen par la justice, il explique l'initiative de la société civile pour le désarmement au Pays basque.

«L'Espagne et la France sont responsables de ce qui se passe au Pays basque»

Par Antton Rouget
Février 2014. Remise d’une petite partie de l’arsenal de l’ETA à Ram Manikkalingam et Ronnie Kasrils, membres de la commission internationale de vérification © DR Février 2014. Remise d’une petite partie de l’arsenal de l’ETA à Ram Manikkalingam et Ronnie Kasrils, membres de la commission internationale de vérification © DR

Secrétaire général d’Interpol de 1985 à 2001, le Britannique Raymond Kendall est aujourd’hui membre du groupe international de contact (GIC) censé coordonner la commission de désarmement de l’ETA.  Il dénonce l’inflexibilité des gouvernements français et espagnol. 

Le gouvernement entrave le désarmement de l’ETA

Par

Enlisé depuis cinq ans, le processus de paix au Pays basque bute sur le désarmement de l’ETA. Des personnalités de la société civile ayant pris en main ce désarmement ont été interpellées. Unanimes, les élus locaux dénoncent le « cynisme » du gouvernement.

La Parisienne Libérée: «Si Aurore Martin vous fait peur»

Par

 Cette semaine, la Parisienne Libérée chante l'extradition express d'Aurore Martin et dénonce une décision politique.

Aurore Martin est sortie de prison

Par

La militante basque française Aurore Martin est sortie samedi de la prison de Soto del Real, près de Madrid, au lendemain de la décision de la justice espagnole de la remettre en liberté sous caution.

L'arrestation d'Aurore Martin est dénoncée comme «une provocation»

Par

La militante basque Aurore Martin, membre de Batasuna, organisation reconnue en France, a été arrêtée jeudi et aussitôt livrée à la police espagnole. Plusieurs élus de gauche et de droite dénoncent un geste « incompréhensible » du ministère de l'intérieur et « une provocation ». Mediapart avait rencontré Aurore Martin il y a quelques mois. Entretien vidéo.

Militante basque, Aurore Martin choisit de sortir de la clandestinité

Par
L'impensable cavale. Entretien avec Aurore Martin. Première partie. © Mediapart

Dans un entretien à Mediapart et au Journal du pays basque, la jeune militante, membre de Batasuna et clandestine depuis décembre 2010, annonce son retour à la vie publique. Sous le coup d'un mandat d'arrêt européen délivré par l'Espagne et validé par la France, elle risque l'extradition immédiate.